Saint Michel-Chef-Chef et Tharon-Plage
Saint-Michel-Chef-Chef (44)
Localisation géographique : (Zone C 4)

| Saint-Michel-Chef-Chef | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Loire-Atlantique |
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Nazaire |
| Canton | Canton de Pornic |
| Code Insee | 44182 |
| Code postal | 44730 |
| Maire (Mandat en cours) | Patrick Girard (2001-2008) |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Pornic |
| Latitude | 47° 10' Nord |
| Longitude | 2° 08' Ouest |
| Altitude | (mini) – (maxi) |
| Superficie | 25,12 km² |
| Population (1999) | 3 235 hab. |
| Densité | env. 129 hab./km² |
Le blason :

De gueules semé de dix besants d'or (4, 3, 2 et 1), au chef d'azur soutenu d'or.
Il rappelle les armoiries du prieuré de Saint Michel et celles de la seigneurie de Malestroit.
Histoire en bref
Il existe plusieurs hypothèses quand à la formation du nom actuel de Saint-Michel-Chef-Chef :
- Il pourrait venir de Saint-Michel du Chevecier Chef (du nom d'un dignitaire religieux qui logeait dans une chefferie).
- Il pourrait également provenir de Terra de Chevesché, l'ancien nom de la Pointe Saint-Gildas toute proche.
La présence de l’homme est attestée depuis la plus haute antiquité sur la côte. Les fouilles préhistoriques de la Roussellerie et de Gohaud en témoignent (restes de poteries en particulier). Il est difficile de suivre l’histoire de Saint Michel au fil des siècles. Les documents restent assez discrets. Son origine, vers le 9ème siècle, pourrait être une aumonerie ou une léproserie.

Vers 1104 - 1113, une terre, dite de Cheveché paraît avoir appartenu très anciennement aux Seigneurs de Retz. En 1275, nous voyons Girard II Chabot se dire « Seigneur de la paroisse de Saint Michel de Chevescier » et c'est la première mention que nous ayons de l’Eglise de Saint Michel.
En 1413, Saint Michel échoit par échange à Guy de Laval, qui n’est autre que le père de Gilles de Retz, célèbre compagnon de Jeanne d’Arc, Maréchal de France, mais aussi célèbre après la mort de Jeanne par la peur qu’il fit régner sur le Pays de Retz par ses crimes d’enfants et la pratique de la sorcellerie qui le ruina. Après la mort de Jeanne d’Arc, il se retire dans ses terres et dépense son immense fortune.
Saint Michel fit partie de la débâcle et fut cédé le 10 Juin 1435, à Jean de Malestroit, Evêque de Nantes qui le convoitait depuis longtemps.
Gilles de Retz fut brûlé à Nantes en 1440. En 1448, Saint Michel est rendu aux Sires de Retz, à Marie, fille de Gilles de Retz. Marie mourut en 1457 et Saint Michel passa aux mains de René (frère de Gilles de Retz). Son fils André n’eut pas d’enfant, ce qui provoqua une crise de succession qui dura 46 ans.Le domaine du dernier Duc de Retz se transforma en « lotissement féodal », en particulier les fiefs de Saint Michel, Sainte Marie et La Plaine. L’acte est du 22 mars 1782. Ainsi s’évanouissait un des plus beaux domaines de France dont l’histoire familiale avait su se maintenir 800 ans.
A la veille de la Révolution, Saint Michel est une petite paroisse de 800 habitants qui présente alors un certain nombre de terres bien cultivées et quelques prairies. Mais les landes dominent, et pourtant le sol de ces landes paraît mériter les soins des cultivateurs. Les habitants de Saint Michel sont presque tous marins et pêcheurs.
Saint Michel était déjà, à l’époque, un lieu de passage, comme en témoigne le cahier de doléances daté du 3 Avril 1789 « que l’ouverture et l’entretien des grandes routes ne soient plus à notre charge, mais que la dépense en soit faite par le Trésor Public puisqu’elles sont utiles à tous ».
En 1843, Saint Michel possédait seulement une cinquantaine de maisons groupées autour de l’église et du cimetière.

Le port de Comberge
C’est en 1895 que les châlets commencèrent à se construire sur la plage. En 1902 fut signé par trois amis : Boismain, Du Chatelier, Guillou, un acte d’achat en indivision d’une propriété située entre le Calais et le Tharon d’une superficie de 120 ha 48 ca, dont 21 ha de vignes. Ces amis décidèrent de lotir pour vendre les « Sables » et firent appel à Monsieur Chevrier, dessinateur à Nantes (d’où le nom de l'avenue Ernest Chevrier).

Les pêcheries
En 1910, il y avait 188 lots vendus. Les acheteurs venaient de Nantes, du Pays de Retz, puis plus tard, de la région d’Angers.
Ainsi naquit Tharon-Plage, la « Perle de la Côte de Jade».
Ainsi naquit Tharon-Plage, la « Perle de la Côte de Jade».

L'école de voile
Du passé de Saint Michel Chef Chef, il reste quelques moulins, sans leurs ailes, mais bien entretenus et quelques maisons bourgeoises ( Chanteloup, Beaulieu, la Doucinetterie) ainsi qu’une tour, avenue du Vieux Tharon, vestige du château seigneurial des Michels.

la chapelle de Tharon
Les lieux remarquables :
- - Biscuiterie St Michel
- - Vestiges du château de Tharon : tour ruinée.
- - Folies balnéaires et belles demeures du front de mer à Tharon-Plage.
- - Maisons anciennes de pêcheurs.
- - Château de La Cossonnière.
- - Moulins à vent de Beaulieu et de La Sicaudais 1842.
- - Église moderne, style Renaissance : statue de saint Michel terrassant le démon par Vallet. Nombreuses décorations représentants des fruits de mer.
- - Calvaire et ossuaire.
- - Petite chapelle de Tharon : statue de sainte Anne du XVIIIe siècle, deux Christ anciens XIVe/XVIe siècles.
- - Plages de Saint-Michel du Redois et de Tharon dominées de falaises schisteuses et de dunes anciennement boisées.
- - Vaste étang (20 ha) des Gatineaux propice à la pêche.
- - Port de Comberge, accessible uniquement à marée haute.
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