L'éducation

L'éducation
De 2002 à 2007, le budget hors pensions du ministère de l?éducation nationale (consacré aux salaires et actions pédagogiques de l?enseignement scolaire) est passé de 44,6 à 41,9 milliards d?euros, soit une baisse de 6%.
Au cours de ces cinq dernières années 30000 postes auront été supprimés.
Au cours de ces cinq dernières années 30000 postes auront été supprimés.
Le bilan de la droite :
5 années perdues en impostures et régressions
5 années perdues en impostures et régressions
Réduction budgétaire et disparition d'emplois
De 2002 à 2007, le budget hors pensions du ministère de l'éducation nationale (consacré aux salaires et actions pédagogiques de l'enseignement scolaire) est passé de 44,6 à 41,9 milliards d'euros, soit une baisse de 6%.
De 2002 à 2007, le budget hors pensions du ministère de l'éducation nationale (consacré aux salaires et actions pédagogiques de l'enseignement scolaire) est passé de 44,6 à 41,9 milliards d'euros, soit une baisse de 6%.
Au cours de ces cinq dernières années 30 000 postes auront été supprimés. C?est aussi l'ensemble des personnels éducatifs qui ont vu leur recrutement tari : Conseillers Principaux d'Education
(CPE), médecins, infirmières et psychologues scolaires, assistantes sociales. Les aides éducateurs ont été supprimés, de même que les MI-SE (Maîtres d'nternat - Surveillant d'Externat). Ils n'ont été que partiellement remplacés par des dispositifs nouveaux mis en place sporadiquement et avec grande difficulté. Au final, cette baisse significative de l'encadrement adulte est préjudiciable à l'école.
Dégradation des conditions de travail à l'école
Les conditions matérielles, morales et psychologiques de travail des personnels de l'éducation nationale se sont dégradées.
Les conditions matérielles, morales et psychologiques de travail des personnels de l'éducation nationale se sont dégradées.
Gilles de Robien a mené une entreprise de caporalisation, des enseignants, avec sa volonté de « restauration », hors de toute concertation, des méthodes d'antan censées avoir fait leur preuve qui doivent être évaluées. Il a ainsi dressé sciemment les uns contre les autres parents et enseignants au détriment du développement d'une nécessaire coéducation.
Cadeau de fin de ministère, les décrets sur les services, dits « de Robien », qui ont suscité de nombreuses mobilisations. Usant de son habituelle méthode autoritaire et aveugle, le ministre a en effet supprimé unilatéralement une grande partie des décharges horaires des enseignants sans faire la part des besoins réels.
La montée des violences et des incivilités
La droite n'a pas lutté efficacement contre la violence à l'école et a contribué à la détérioration du climat dans les établissements, en abandonnant les mesures prises précédemment par la Gauche avec la diminution du nombre d'adultes dans les établissements et l'absence de pilotage national de prévention et de lutte contre la violence.
Une école a minima, ségrégative et sans ambition
Le socle commun de connaissances et de compétences défini par la loi Fillon est par trop minimaliste. Il ne consacre pas réellement une culture et relève plus du catalogue que d'une synthèse pédagogique.
D'ailleurs, l'apprentissage « junior » (à 14 ans) révèle bien la supercherie de l'affichage d'une culture commune pour tous, avec la fin de la scolarité obligatoire à 16 ans. La volonté de faire de l'ensei- gnement professionnel le réceptacle des élèves en difficulté est une manifestation parmi d'autres de la volonté de la droite d'encourager une éducation ségrégative.
Au total, la droite a dédaigné l'école maternelle, délaissé l'enseignement professionnel public, largement oublié le lycée d'enseignement général et technologique, sans parler des problèmes des premiers cycles des universités. L'éducation prioritaire n'est redevenue une préoccupation que par l'effet des émeutes de banlieue, au moyen d'un plan de relance improvisé, servi par des effets d'annonces démagogiques et financé par redéploiement. La formation continue des enseignants s'est effondrée. Quant à l'éducation et à la formation tout au long de la vie, elle n'existe tout simplement pas. L?éducation, coeur du projet socialiste
La droite se sert de l'école comme variable d'ajustement budgétaire. Les maîtres mots de la vision qu'elle porte sont individualisme, conservatisme et mise en compétition des élèves comme des éta- blissements.
Tout au contraire, l'éducation est la première priorité des socialistes.
Nous voulons construire l'Ecole de la réussite de tous. Pour cela, nous lui rendrons les moyens qui lui ont été retirés et nous ferons évoluer le système éducatif par le dialogue et la concertation avec l'ensemble de ses acteurs
(enseignants, parents d?'lèves, association d'éducation populaire?)
Promouvoir la réussite de tous
Alors que la droite a fait de l'école maternelle une variable d'ajustement, nous voulons :
- Rendre la scolarité obligatoire dès trois ans pour garantir l'accueil de tous les enfants dès l?âge de 3 ans et permettre ainsi à tous de suivre un parcours scolaire de réussite.
Pour lutter contre la marchandisation de l'école acceptée et même voulue par la droite, nous souhaitons :
- Organiser le soutien scolaire gratuit à l'école pour tous, encadré par des enseignants.
La droite souhaite supprimer la carte scolaire, laissant penser aux parents qu'ils pourront tous choisir un établissement alors que ce sont les établissements qui pourront choisir leurs élèves. Pour les socialistes, la carte scolaire doit être assouplie pour favoriser la mixité sociale. C?est pourquoi nous proposons de :
- Repenser la carte scolaire en fonction des contextes locaux pour supprimer les ghettos scolaires.
Alors que la droite veut « déposer le bilan » de l'éducation prioritaire, les socialistes s'engagent à :
- Renforcer les ZEP en diminuant le nombre d'élèves par classe et en augmentant les moyens des établissements qui rencontrent le plus de difficultés.
- Préparer et accompagner la vie professionnelle La droite assume parfaitement la logique de l'orientation par l'échec qui conduit notamment à renoncer à la scolarisation obligatoire jusqu'à
16 ans avec l?apprentissage junior et à écarter des élèves vers des filières considérées comme « poubelle ». Au contraire, nous voulons :
- Créer le service public d'orientation en intégrant et améliorant les dispositifs existants et intégrer un enseignement de découverte professionnelle obligatoire pour tous les élèves au collège.
- Abroger l'apprentissage à 14 ans et revaloriser l'enseignement professionnel pour qu?'l devienne une véritable voie d?excellence.
- Fonder la citoyenneté par l?éducation partagée La droite multiplie les discours culpabilisant les familles qui font face à des difficultés avec leurs enfants jusqu'à reconduire certaines à la frontière. Refusant cette logique, les socialistes souhaitent :
- Améliorer les relations avec les familles et créer un statut de délégué de parents ;
Alors que la droite a réduit les moyens de la politique associative en direction des plus démunis, les socialistes s'engagent à :
- Conforter le rôle des associations, et notamment les associations d'Education populaire qui sont des partenaires fondamentaux de l'école.
- Développer avec elles des actions citoyennes et partenariales pour prévenir la violence à l'école
- Rénover et conforter l'Education nationale
La droite propose de ne remplacer qu'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Les socialistes, au contraire, s'engagent à :
- Revaloriser le métier d'enseignant, engager un plan pluriannuel de pré recrutement et de recrutement, améliorer leur formation initiale et continue.
- Rétablir les moyens supprimés par la droite et abroger les décrets de Robien sur les services des enseignants.
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