Emily Loizeau (1)

Publié le par Betty

Dans le sillage des Olivia Ruiz, Camille, Emily Loizeau témoigne de la vitalité de la scène féminine française. Son premier album «L'autre bout du monde» joue la simplicité d'un tandem piano-voix pour évoquer l'enfance et la mort. Mordante et légère, Emily croque des tranches de vie avec une écriture efficace entre humour et mélancolie. Elle écrit pourtant ses premières compositions pour panser ses douleurs. Un écho à Figaro, « je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer ».

Pour présenter son répertoire sur scène, notre chanteuse et pianiste s'accompagne d'un violoncelliste/bassiste et d'un batteur/guitariste.
Son spectacle est mis en valeur par une véritable mise en scène où se superposent création lumière, vidéo et moments intimistes.
 

Au long de cet album, on retrouve des influences diverses, dues sans doute aux origines à la fois françaises et américaines de la jolie artiste, mais pas seulement. En effet, dès son plus jeune âge, Emily touche au piano, omniprésent sur son album. Après ce parcours classique et une incursion de trois années dans le monde du théatre, l'oiseau se pose et se consacre essentiellement à la chanson. Son expérience de metteuse en scène, elle la met au service de son écriture, sensible en diable mais qui sait parfois aussi se montrer plus grave, voire cynique, comme dans "Jasseron", superbe variation sur la mort avec Franck Monnet, ou en à peine 4 minutes, on passe du bonheur d'une relation qui dure à la froideur de la mort, le tout avec un humour caustique qui fait sourire, malgré le côté sombre du sujet. Elle se permet même un clin d'oeil à Georges Brassens lorsqu'elle parle d'une tombe sur la plage de Sète.

Passant avec bonheur du français à l'anglais, Emily Loizeau revendique Nina Simone comme influence, et une simple écoute du chaloupé "Boby Chéri" suffit pour s'en convaincre. Sans artifices, sans fioritures mais avec simplicité et conviction, cette fan de Renaud, aux textes touchants et parfois naïfs, nous livre un superbe album, à écouter doucement, comme on apprécie la caresse de la main de l'être aimé sur la joue... Reste juste à espérer que Loizeau de paradis ne se brûle pas les ailes...

 

 

Son site

 

 

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Publié dans Les artistes

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