Episode 25

Publié le par Betty

Encore quelques généralités...

En dehors de ces îles principales, dont Nuku Hiva tient lieu de "capitale" administrative, les autres îles habitées sont Ua Pou et Ua Huka pour le groupe nord, Tahuata et Fatu Hiva pour le groupe sud.
La population totale actuelle est en passe d'atteindre les 7000 âmes, dont 4000 vivent à Nuku Hiva et Ua Pou.
 

Une autre caractéristique de ces îles est qu'elles ne présentent pas réellement de plaine côtière, ni à proprement parler de récifs coralliens. La côte est formée de falaises culminant parfois à 200 et 300 m. au-dessus des vagues du Grand Océan. Seuls les débouchés des vallées viennent, un temps, rompre ces imposantes murailles, et parfois déployer, à l'arrière des plus larges baies, une plaine alluviale, sur laquelle se sont souvent installées les populations humaines. La plage offre alors parfois une belle frange de sable, matériau bien moins répandu que les gros galets lisses, typiques des grèves marquisiennes. 
 

Les Marquises connaissent un climat sub-tropical, modifié localement en raison du relief notamment, ce qui explique la variété des micro-climats rencontrés. L'archipel est également un des groupes du Pacifique à être le moins arrosé, avec des précipitations oscillant entre 1000 et 3000 mm par an. La saison la plus humide, située au milieu de l'année, dure de deux à trois mois. La température moyenne y est de 26°C, l'humidité varie beaucoup selon l'endroit et avoisine, en moyenne, les 80%.

Ces indications données par les statistiques reflètent mal la situation vécue. En effet, la variation de pluviosité entre les vallées, entre les îles, et surtout selon les années est importante.
Les longues périodes de sécheresse que connaît périodiquement cet archipel ont entraîné de graves disettes. Ces épreuves ont, semble-t-il, été un des facteurs de dispersion des Marquisiens vers d'autres terres ; elles marquèrent également certains traits de leur culture, parmi lesquels l'un des plus connus est l'habitude de préparer et de stocker d'importantes réserves de fruits d'arbre à pain, sous forme de pâte fermentée -mahi-, à la fois dans des silos familiaux et des silos communautaires.  

Nadine a certainement eu l'occasion de déguster ce plat traditionnel... cuit à l'étouffée (opio), en pâte fermentée (mahi), cuit au four, en purée, en frites...?

 

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