Les raisons de la colère...

Publié le par Betty

  Mais à quoi servent les remplaçants?

L'école de Noidans-lès-Vesoul a du faire vaquer les élèves de CLIS une journée afin de contenter (très temporairement) les parents d'élèves de Saulx!

L’Est Républicain fait état dans son édition du 6 février d’une manifestation de parents d’élèves de Saulx qui protestaient contre le déplacement d’un instituteur itinérant vers une autre école pour une semaine.

L’histoire est beaucoup plus compliquée.
A Raze, les élèves de Grande Section-CP ont bien du mal à avoir un maître.
Vendredi samedi et lundi : pas de remplaçant.
Mardi, jeudi et vendredi : un remplaçant enfin !

Mais ce remplaçant a été retiré d’une autre classe qui se retrouve à son tour sans maître.

Lundi et mardi : un autre maître remplaçant
arrive de Saulx pour succéder au précédent.
Mais lundi, à Saulx, il manque un maître et les parents se fâchent. L’inspectrice, en urgence retire un remplaçant dans une classe spécialisée à Noidans les Vesoul pour l’envoyer à Saulx : les élèves de la classe spécialisée, ceux qui ont besoin de stabilité et de repères se retrouvent sans maître !

Pour la fin de la semaine,
le maître remplaçant de Saulx retournera auprès de ses élèves.
Quant à Raze, un nouveau remplaçant (venant de ... ?) devrait normalement arriver pour faire classe aux enfants de Grande Section et de CP !

Cette histoire peut faire sourire.
Mais c’est notre quotidien.
Chacun d’entre nous, dans son secteur, a une histoire comparable à raconter.
Les remplaçants ne sont plus assez nombreux !

Ce sont les élèves qui, les premiers, en font les frais : journées sans école, discontinuité dans les apprentissages.
Ce n’est pas ainsi que l’on prépare la réussite scolaire de nos élèves !

Le SNUipp dénonce ce mode de gestion maintenant habituel des remplacements dans les écoles primaires.

Depuis 2001, les écoles de Haute Saône scolarisent 1250 élèves supplémentaires et dans le même temps 15 postes d’instituteurs ont été supprimés par le ministère et des dizaines de postes de remplaçants ont disparu.

Nous n’acceptons pas de nous habituer à cette pénurie.
l’École de la République, nos élèves, méritent mieux.
Le samedi 17 février à 14 h 30 à Vesoul, c’est pour dénoncer cela aussi que nous manifesterons.
 
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Publié dans Non à la suppression!

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